Bilan de la saison 1 du projet Jeun’ESS d’or

Annoncé en septembre 2015, lancé de façon opérationnelle en janvier 2016 le projet Jeun’ESS d’or 2016 a clôturé sa saison 1 en juin 2016.

Ce projet est emblématique de la dynamique citoyenne recherchée par LM  est né de la rencontre entre les Missions locales, LM et les Cités d’or, mouvement d’éducation à la citoyenneté qui aide les jeunes et les moins jeunes à devenir acteur de leur vie. Le projet Jeun’ESS d’or vise, en complément de cette acquisition des compétences fondamentales, à proposer aux jeunes sans emploi et ne suivant ni études ni formation, ceux qu’on surnomme désormais les « Neets », pour « not in employment, education or training » en anglais, une mise en situation professionnelle, notamment sur les nouveaux métiers de l’ESS.

JeunESS cine JJB

Le programme concernait une petite quinzaine de jeunes pour des sessions de deux mois, pendant lesquelles une série d’ateliers leur ont été proposés : cinéma et vidéo (« On tourne à Jeun’ESS d’or ») avec Service compris, résident à LM, outils numériques et recherche d’emploi ou de logement, avec le Crij (Centre régional d’information jeunesse), upcycling avec Exit – Sauve qui peut (nomade à LM) et écologie urbaine avec l’atelier du Chat perché (réparation vélo) pour ouvrir sur les métiers liés à la mobilité, dans lequel est intervenu Mobiped, résident à LM, et Brin de Guill (usager de LM) pour aborder le jardinage en ville. L’institut Egaligone a également proposé un cycle sur les stéréotypes filles / garçons.

Proposé comme une expérimentation d’un nouveau type d’accompagnement associant différents partenaires, un bilan a réuni en juin l’ensemble de ceux-ci pour faire le point et dresser les perspectives pour la saison à venir.

Ce bilan est disponible en téléchargement. L’ensemble des acteurs parties-prenantes au projet ont partagé les résultats positifs de cette saison 1 – et dès cette rentrée la saison 2, qui clôturera 2016 a commencé.

 

Covoit’Ici… et au-delà !

JpegPrendre un ticket pour un trajet en voiture comme on prend le bus, c’est l’idée développée par Ecov et son projet de covoiturage public Covoit’Ici. Depuis septembre dernier, la société parisienne a établi ses quartiers régionaux à Lyon, avec un bureau à Locaux Motiv’.

Sur place, l’équipe est composée d’Olivier Maffre, chargé de développement régional, épaulé par Justine Poder, stagiaire. L’un et l’autre ont suivi le master Altervilles entre l’IEP de Lyon et l’Université Jean Monnet de Saint-Etienne, axé sur les politiques et stratégies urbaines. Leur mission est de mettre en place les partenariats publics et privés qui permettront de concrétiser dans les prochains mois ce dispositif de covoiturage public sur de courtes distances, encore inédit en Auvergne-Rhône-Alpes. « L’approche est similaire à celle des transports publics », souligne Olivier. « Il s’agit de mobiliser les sièges libres en voiture pour proposer un service de covoiturage et ainsi améliorer l’accessibilité en milieu péri-urbain comme dans les zones rurales ».

Covoitici n’est pas blablacarcovoitici

Actuellement, le projet piloté par Ecov depuis son siège parisien, a posé ses premiers jalons en Ile-de-France, dans le département du Val d’Oise, autour de Cergy-Pontoise, où une dizaine de stations sont déjà installées. Le service Covoit’Ici repose en effet sur la présence de stations de covoiturage connectées qui permettent au passager de prendre son ticket pour un trajet puis d’attendre le passage d’un conducteur. Un panneau permet au potentiel conducteur de repérer quant à lui le trajet et la demande du passager. Si le trajet est sur son parcours, il s’arrête. Le passager donne ensuite son ticket au conducteur qui pourra être remboursé, via le site de Covoitici, pour le service rendu. En région parisienne, ce sont une vingtaine de stations qui sont en perspective. Pour l’agglomération lyonnaise, à suivre donc.

L’Afev est de retour !

AfevSi on ne connaît pas l’Afev à Locaux Motiv’, l’Afev connaît bien Locaux Motiv’ ! L’Association de la fondation étudiante pour la ville (Afev) comptait en effet parmi les structures fondatrices du projet en 2009-2010. Le « retour » de l’Afev à Locaux Motiv’ est « bien naturel », comme l’énonce Marion, chargée de développement local, et ce à deux titres : ses liens originels, d’une part, et sa contribution au « développement social local », d’autre part.

L’implantation au sein « d’une structure militante », selon les mots de Marion, au cœur de la Guillotière représente pour l’Afev, qui lutte contre les inégalités socio-éducatives dans les quartiers prioritaires et en faveur de l’engagement de la jeunesse, un terreau tout à fait favorable au développement de son activité.

Par divers dispositifs, l’Afev se donne en effet pour mission de créer, chez les jeunes, grâce à un engagement sur le terrain, le désir de s’engager par la suite et de leur offrir l’occasion de réfléchir à leur projet de vie. Ainsi, 25 étudiants accompagnent, deux heures par semaine pendant une année scolaire, 25 jeunes du quartier ; 8 « ambassadeurs du livre » animent les bibliothèques des 8 écoles de la Guillotière et 5 jeunes en service civique sont accueillis par l’Afev. Marion trouve cela « chouette » pour l’équipe de volontaires d’être à Locaux Motiv’, car ils peuvent créer des liens avec le collectif, notamment avec les volontaires accueillis chez Egaligone ou Mozaïc RH.

« C’est plus facile, ici, pour nous d’être en lien avec les familles et les acteurs du quartier, confirme Marion, et nous sommes conscients du potentiel de synergies offert par Locaux Motiv’ ». Déjà présente au CA, l’Afev est sur le point de rejoindre une commission, communication ou coopération, pour bien marquer son retour !

Affiches de la fabrique lyonnaise des communs

La Fabrique lyonnaise des communs – 17 septembre 2016 – Lyon

Dans la dynamique du Festival « Le Temps des Communs » 2015, une nouvelle journée de rencontres est organisée le 17 septembre 2016 à la MJC Monplaisir (25 avenue des Frères Lumière, Lyon 08) de 9:45 à 19:00.

Il s’agit de donner à voir à tous les publics comment se réalisent concrètement des expériences de «communs».

Les communs ou « biens communs » désignent l’activité de collectifs qui s’organisent pour protéger, partager et faire fructifier des ressources matérielles (habitat, semence, eau, jardin, …) et immatérielles (connaissance, science, énergie, logiciel).

Animations, ateliers de pratique, mini-conférences, stands d’informations, démos, seront proposés tout au long de la journée.
De la fabrication en commun d’un triporteur, à la découverte du jeu Commonspoly, ou du projet OpenFoodFacts, en passant par un atelier LittleBits pour les enfants, une ballade urbaine, de nombreux ateliers seront proposés.
Coté débats, cela parlera, entre autres d’obsolescence des objets, eau,  langue commune, Fondation Wikimédia, mutualisation de services pour mieux vivre avec son handicap, communs résidentiels et fonciers.
Dans le cadre de cette journée Locaux Motiv’ animera (14:30) une table-ronde sur les tiers lieux et sera à la rencontre des participants pour échanger sur le rôle et la place de ces lieux hybrides qui permettent d’agir au service des communs.

Plus d’information sur CoPiLibre69 !

 

MEDIAS LIBRES : Pour une Coordination permanente

Ils ne se reconnaissent pas dans le champ des « grands » médias, revendiquent leur indépendance et une information qui privilégie les initiatives solidaires, les biens communs, les luttes sociales ou encore l’écologie… En 2014, ils sont une vingtaine de médias à s’être rassemblés sous la bannière de la Coordination Permanente des Médias Libres (CPML). Rencontres à Meymac, fin mai, avec des médias « pas pareils ».

Aujourd’hui, la Coordination Permanente des Médias Libres fédère une soixantaine de médias : des journaux et des magazines, des Pure players, des web-TV et des radios, ainsi que des réseaux d’éducation aux médias. Parmi eux, des médias bien ancrés localement et investis dans leurs régions, dont la diffusion est pour certains nationale : L’Âge de faire, Politis, Fakir, Silence, Le Ravi, Acrimed, les Pieds dans le Paf, Le Lot en action, Lutopik, Médias citoyens, radio MNE, Ritimo, Side Ways, Bastamag, Reporterre… La CPML est un collectif informel auquel tout média se reconnaissant dans ses valeurs peut « adhérer » en signant sa charte.

L’envie de créer (ou du moins de réactiver) une Coordination Permanente des Médias Libres (CPML) a émergé a Meymac. Ce village de Corrèze est en effet depuis cinq ans le lieu où convergent chaque année, fin mai, de nombreux médias indépendants et associatifs à l’occasion des Rencontres nationales des médias libres et du journalisme de résistance. Durant trois jours, les médias qui font le chemin jusque-là échangent, partagent et lancent de nouvelles initiatives communes. Non sans difficultés parfois, étant donné la diversité des points de vue et des positionnements !

Ce qui en ressort est au final très riche : une mise en commun des expériences et des pratiques, des réseaux de chacun, la construction d’une démarche commune pour apporter aux médias libres un peu plus de visibilité, ainsi qu’un positionnement collectif sur l’actualité sociale et politique, la liberté d’expression, le métier de journaliste… Ces Rencontres sont également ouvertes au public avec des temps de débats autour des médias lors de projections de films. Les dernières Rencontres nationales, qui se sont tenues une nouvelle fois cette année fin mai à Meymac, ont permis de définir de nombreux projets pour l’année à venir, avec un axe majeur en direction de l’éducation aux médias. A suivre…

Du 15 au 17 juillet 2016, tous debout sur la place Mazagran !

MGE5 Affiche defPour la cinquième année consécutive, le Maza’Grand Événement investira la place Mazagran et ses environs pendant trois jours. Avec l’appui et la participation de nombreux acteurs locaux (Locaux Motiv’, le ZEM, l’Autre CôTé de la Rue, Brin d’Guill’, la Boulangerie du Prado, Trollune, Arts en scène, La Gryffe, Artis…). La 5e édition du festival d’été de la Guillotière se fera une fois encore l’écho de la vitalité et de la créativité de ce quartier lyonnais pas comme les autres.

Comme chaque année, un large public pourra découvrir et participer gratuitement à tout un éventail d’activités : entendre lire des contes ou des poèmes au jardin d’Amaranthes, animer sa propre émission de radio diffusée en direct sur la place, apprendre à récupérer et détourner les rebuts du quotidien, déguster des crêpes bretonnes ou des pâtisseries du Kurdistan, s’initier à toutes sortes de jeux bizarres, assister à un spectacle de danse contemporaine, découvrir une sélection de court-métrages d’animation, discuter des enjeux politiques du temps autour d’un café, vibrer aux sons de formations musicales petites et grandes, s’intéresser aux productions d’artisans, d’artistes et d’éditeurs du quartier…

Et en soirée, improviser une mazurka, une boulangère ou un fandango aux rythmes du bal folk, s’agiter sur des riffs de guitare ou des accords manouches, ou s’alanguir à la nuit tombée devant un road movie documentaire ébouriffant.

Cet été encore, c’est au Maza’Grand Événement que ça se passe !

Le rendez-vous en amont du festival :
– Apéro découverte à Locaux Motiv’ le mercredi 06/07 (voir agenda)

Contact presse : Pierre Sauze / 06 51 17 20 36

On a poussé les murs ! Bureaux disponibles à Locaux Motiv’

Nous nous sommes rendus comptes que la configuration actuelles des espaces ne correspondait pas complètement aux besoins de certaines petites structures souhaitant s’installer à Locaux Motiv, alors nous avons décidé de réorganiser certains espaces, pour créer des plus petites surfaces, pouvant accueillir une, deux ou trois personne – même s’il reste un bel espace à partager avec les Inattendus !
Maintenant Locaux Motiv’ propose les nouveaux espaces suivants :
            – un bureau de 10 m2 (loyer mensuel de 250 € HT)
            – un bureau de 14,5 m2 (loyer mensuel de 362,5 € HT)
            – un espace de 17 m2 dans un bureau partagé avec une autre structure (loyer mensuel de 425 € HT)
Et nous avons encore un peu de place pour quelques nomades (loyer mensuel de 80 € HT)
Devenir résidents/usagers de Locaux Motiv’ donne accès aux services proposés: salles de réunion (salle gratuite sur réservation pour les résidents), un espace reprographie, une cuisine partagée.
Intéressé.e.s pour en savoir plus, visiter ? Contactez la commission Accueil par mail – elle répond vite (-: 

 

Nomade à Locaux Motiv’ : Anne-Rose Bouyer, architecte

Anne RoseA son compte depuis an, suite à la création de son entreprise individuelle Kauri Architecture, Anne-­Rose a rejoint les membres nomades de Locaux Motiv’ en mars dernier.

Architecte d’intérieur de formation, Anne-­Rose a tout d’abord travaillé pendant 10 ans comme chef de projets au sein d’une agence d’architecture, d’architecture d’intérieur, de paysage et d’urbanisme. Puis, elle décide de reprendre des études en formation professionnelle continue pour devenir architecte, dans le but de s’ouvrir de nouveaux horizons…

Actuellement, elle développe son activité sur deux fronts : des projets d’architecture intérieure dans le cadre de réhabilitations de maisons et des projets d’architecture dans le cadre d’extensions pour des particuliers ou de réhabilitations pour des collectivités. Elle vient d’ailleurs d’être retenue, suite à un appel d’offres, pour un projet de mise en accessibilité de 13 bâtiments communaux pour les personnes à mobilité réduite. Si Anne­-Rose a poussé la porte de Locaux Motiv’ pour se joindre aux « nomades », c’est parce qu’elle « avait besoin de voir du monde » et de sortir de chez elle où elle travaillait seule. Elle dit apprécier le fonctionnement associatif de Locaux Motiv’ qu’elle trouve « sympa et stimulant ».

Si vous souhaitez découvrir la démarche et le travail d’Anne­-Rose Bouyer, notez la date du samedi 4 juin prochain :

Dans le cadre de l’événement « Les architectes ouvrent leurs portes », Anne­-Rose accueille le public toute la journée, dès 8h30, pour un petit­-déjeuner, suivi d’un apéro le midi et le soir et des ateliers famille (dessin, coloriage et montage de maquette), sur la place de l’église, s’il fait beau (ou chez elle en cas de pluie).

Anne-­Rose Bouyer ­ 9, Grande Rue de Saint-­Rambert, Lyon 9e. Contact : 06 75 17 50 34 ­ – ar.bouyer@icloud.com

Alice, le sens du partage

Portrait Alice

Membre des Vers Solidaires, à l’origine de la création de Locaux Motiv’ en 2010, première présidente de l’association, salariée et associée de l’épicerie de L’Autre Côté de la Rue durant 7 ans… C’est en tant que salariée de Locaux Motiv’, en charge de la comptabilité, qu’Alice Dupuis est revenue au 10 bis, rue Jangot en avril 2015. Petit portrait.

Quelle sont tes fonctions à Locaux Motiv’ ?
Je m’occupe de la facturation, de la saisie comptable, de la gestion sociale et des déclarations fiscales. Je suis en lien avec le CA et le bureau sur le volet finances de l’association. J’ai par ailleurs des heures affectées sur les mêmes tâches auprès d’autres associations membres, sous la responsabilité de Locaux Motiv’. Je suis également toujours associée de l’épicerie De l’autre côté de la rue où j’effectue un jour de comptabilité par semaine.

Comment se passe ton retour à Locaux Motiv’ ?
C’est vraiment très agréable de travailler au sein d’une structure comme Locaux Motiv’ et de pouvoir suivre l’évolution des autres structures membres. C’est un cadre de travail qui me convient très bien, où je suis en accord avec les idées et les valeurs. L’ambiance humaine fait la force de la structure.

Que penses­-tu de l’évolution de Locaux Motiv’ ?
C’est un projet qui a avancé ces dernières années. J’ai eu un temps de retrait et à mon retour en tant que salariée, je me suis rendue compte d’un bond en avant. Il y a une professionnalisation de l’association et une plus grande assurance dans son fonctionnement. La force de Locaux Motiv’, c’est que tout n’est pas figé. Il y a de nouvelles énergies, une relève dans le collectif, notamment avec l’arrivée de membres en nomades.

Tu vis désormais dans le Bugey…
Oui, c’est magnifique ici. Un vrai bonheur de se réveiller avec la vue sur le Grand Colombier. Je prends le train tous les jours. C’est une ligne assez peu fréquentée et le trajet est d’une heure, ce qui me laisse aussi le temps de travailler. J’envisage quand même de réorganiser mon mode de travail, avec une partie à la maison.

portrait pied

Devenez coproducteur d’un projet documentaire sur la réalité du nucléaire !

Jusqu’ici tout va bien, projet porté par La Société des Apaches, structure résidente de Locaux Motiv’ est en pleine campagne de financement participatif. L’occasion de découvrir ce projet ambitieux auxquels tous peuvent s’associer. Jean-Baptiste Fribourg, producteur, répond aux questions !

Comment est né le projet ?

Au départ il y a la rencontre avec la réalisatrice Christina Firmino, qui souhaitait travailler sur la question du nucléaire civil en France. Son déclic à elle, c’est un gros coup de frayeur alors qu’elle se baladait dans le Bugey et qu’une sirène d’alarme s’est déclenchée. Elle a tout de suite pensé qu’il y avait eu un problème sérieux dans la centrale voisine ! Ce n’était qu’un exercice au final, mais la peur qu’elle a ressentie ce jour-là est restée gravée en elle. De là est née son idée de questionner la possibilité d’un accident nucléaire sérieux en France.

Quels enjeux à produire « un documentaire de plus » ?

C’est la première question qu’on s’est posée avec Christina. Il était absolument inenvisageable de refaire un film qu’on a tous déjà vu, et qui ne s’adresse qu’aux convaincus. Il nous fallait donc trouver une forme qui nous permette de dépasser cet écueil, d’où l’idée de se projeter dans un futur plausible mais encore difficilement imaginable pour nous. La catastrophe (c’est le titre du film) se passe en 2019, un an après l’explosion du Tricastin. Pour autant le propos reste résolument documentaire, on ne s’embarque pas dans une fiction avec effets spéciaux ! Christina va aller à la rencontre d’interlocuteurs légitimes sur la question nucléaire (scientifiques, élu-e-s, journalistes, militants écolo…), comme dans un documentaire classique. Par contre ces interlocuteurs devront jouer le jeu de replacer leur propos dans ce contexte post-catastrophe, pour essayer de donner à voir les conséquences d’un tel cataclysme sur notre territoire. Tchernobyl et Fukushima, tout le monde connaît l’ampleur de ces désastres, mais l’éloignement géographique nous tient à distance de la réalité de la catastrophe. A contrario envisager le pire au Tricastin fait vraiment froid dans le dos et renvoie à notre responsabilité collective face à la gestion du risque. Je vous invite d’ailleurs, pour découvrir l’univers post-catastrophe que nous commençons à imaginer, à visiter le site du Bureau d’Information sur l’Ecosystème Nucléaire, qui chronique l’actualité de la zone interdite du Tricastin.

Pourquoi un financement citoyen ?

Deux raisons à cela. La première est liée aux transformations de notre métier : il nous est de plus en plus difficile de financer des documentaires audacieux sur le fond et la forme, les accès aux guichets d’aide à la création sont de plus en plus restrictifs et les diffuseurs définitivement frileux ! On doit donc être de plus en plus inventifs pour chercher des financements, et le crowdfunding fait partie des outils qu’on peut parfois mobiliser. Pour autant ce n’est pas une recette miracle, et on ne lance pas un financement participatif sur tous nos projets. Ici ça s’y prêtait bien, car on s’est dit que sur la thématique nucléaire on pouvait mobiliser des gens déjà concernés et organisés pour qu’ils nous soutiennent. Mais c’est un boulot considérable que d’animer une campagne de crowdfunding, et d’ailleurs on se fait aider sur la stratégie réseaux sociaux par une autre résidente de Locaux Motiv’, Stéphanie de La Fabrique à Liens.

Et puis nous nous sommes associés au collectif item pour cette campagne, qui produit le volet contemporain du documentaire d’anticipation de Christina : le photographe Romain Etienne va réaliser une série de reportages sur la gestion du risque dans toute la filière nucléaire française, des anciennes mines d’uranium aux déchets. Il en tirera un livre et une exposition, autant d’objets, avec le film, dont la vocation est de nourrir le débat sur la question nucléaire, débat particulièrement vivace ces temps-ci !

Comment soutenir la campagne ?

Bien évidemment en contribuant, via la plateforme Touscoprod ! On a défini plein de niveaux de contributions, avec des contreparties qu’on espère variées et sympa, et aussi des contreparties collectives. Par exemple une association anti-nucléaire de la Drôme s’est cotisée pour donner une grosse somme et se réserver une projection de La catastrophe. C’est super motivant pour nous !

Et bien entendu, la première aide, qui ne coûte rien celle-là, c’est de relayer la campagne et de nous aider à faire connaître le projet, via la page Facebook et le compte Twitter.