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Apéro-atelier du 7 juin 2017

Ce Mercredi 07 Juin, Locaux Motiv a accueilli pour la seconde fois l’atelier Robot de Arnaud Besoin et de Vincent Luaute. Nous avons remarqué une forte participation de public jeune notamment des familles (pères, mères  et enfants). Au programme du jour : fabrication de petits robots à l’aide de lego et de systèmes à moteur ; apprentissage et   utilisation des micro bits, codage d’un robot et bien d’autres…

Cet atelier s ‘est vu se remplir grâce à la femme de Vincent qui invita sa communauté à venir. Nous étions ce soir là une cinquantaine d’individus à avoir participé. Notons quand même que cet atelier s ‘est bien passé ; nous avons joué avec les robots existants et essayé de construire nos propres robots.

Prochain atelier prévu pour le 04 Octobre 2017.

      

Portrait de Marina Gaget, directrice de projets pour Une Fabrique de la Ville et nouvelle arrivée en tant que nomade

Marina Gaget, 34 ans, fraîchement installée à Lyon, vient de rejoindre Locaux Motiv ‘ en tant que nomade.

Après des études de sciences politiques et d’économie sociale à Grenoble, Marina a fait un master en communication publique puis a travaillé dans une agence spécialisée dans la concertation et les processus participatifs. Après quelques années d’activité, passionnée par les transformations urbaines et les questions territoriales, elle a choisi de reprendre ses études et a obtenu un Master en Urbanisme à Sciences Po Paris, à l’issue duquel elle a été recrutée par Une Fabrique de la Ville.

Cette structure a été créée pour accompagner et conseiller les collectivités (villes, agglomérations, métropoles…) et les sociétés d’aménagement (SEM, SPL) dans le montage et les stratégies opérationnelles des projets urbains.

Devenue associée dans cette structure basée à Paris, Marina a aujourd’hui pour mission de créer une antenne locale d’Une Fabrique de la Ville, d’où son installation à Lyon.

Que penses-tu de Locaux Motiv ?

Locaux Motiv’ est un lieu accueillant des structures diversifiées mais partageant des valeurs communes. Il me donne l’impression d’un lieu très riche et convivial, ouvert sur son environnement et sur le quartier de la Guillotière, c’est ce qui m’intéresse. J’ai hâte de découvrir les personnes et les activités qui donnent vie à ce lieu ; et je suis impatiente de participer à son animation !

Nous lui souhaitons une réussite dans le développement de ses activités !

 

 

Coexiscience, sciences en communs

Coexiscience est une toute jeune association créée en décembre 2016, « usagère » de Locaux Motiv’. Incubée par Alter’Incub, réseau d’accompagnement de projets en économie sociale et solidaire, Coexiscience, qui signifie « Coopérer et expérimenter autrement la science », s’inscrit dans la lignée des biens communs. Cela veut dire concrètement que les pratiques de recherche et d’innovation peuvent être partagées et gérées de manière collaborative avec la société civile tout en poursuivant des finalités sociales et environnementales.

L’association est le fruit de la dynamique locale et internationale des communs, qui a donné lieu à Lyon à deux festivals en 2013 et 2015 et à une Fabrique en 2016, mais aussi de la volonté d’un certaine nombre de personnes (chercheurs, makers, artistes, entrepreneurs, citoyens).

Coexiscience réunit un groupe projet composé à ce jour de 11 personnes et un collectif de soutien d’une centaine de personnes. Un site a été ouvert récemment afin de présenter son action et de relayer des projets partenaires dans la perspective de « faire communauté ».

Coexiscience vient d’initier également ses premiers projets : participation à la Fête de la science et à la Nuit des chercheurs organisée par l’université Lyon-2, mise en place d’une recherche-action sur l’habitat et l’énergie, , organisation du festival off du Forum mondial du Web.

Pourquoi le choix de Locaux Motiv’ ? Parce que Locaux Motiv’ et les communs, c’est une grande histoire d’amour…

Pour en savoir plus :

  • Retrouvez l’association lors du JeudiWe du 8 juin prochain, à Locaux Motiv’
  • Site Internet : coexiscience.fr
  • Réunion d’information le 28 juin, à 18 heures, toujours à Locaux Motiv’

Atelier vidéo Jeun’ESS d’Or (Mars 2017)

La vidéo

Atelier JeunESS d’or – Mars 2017 from Service Compris on Vimeo.

Le making of

Du 06 au 10 Mars 2017 quelques membres de la Garantie Jeunes (7 membres : Anthony, Bénédicte,  Dounia, Fayçal, Malek, Marwa, et Sébastien) et moi avons participé à l’atelier Court Métrage proposé par Locaux Motiv. Cet atelier consistait, à l’aide de professionnels de la production vidéo (Antoine et Jérémy) à nous faire produire un court métrage inspiré par nos propres idées mises en commun.

Les deux premiers jours,  à l’aide de quelques films projetés, les animateurs nous ont appris les différentes manières de filmer, les caractéristiques des films (ce que l’on retrouve dans les différents types de films). Enfin, chacun de nous a essayé de proposer un thème de films et un scénario possible. Il faut dire que ce n’était pas facile car tous les participants ne donnaient pas leurs idées. Nous avons donc suivi le thème des animateurs qui était basé sur les élections en France car en plus d’être un sujet d’actualité, certains participants n’avaient aucune information à ce sujet. Valait mieux leur apprendre quelque chose de nouveau. Non ? Je pense que Oui.  Suite à ça, nous nous sommes maintenant concentrés sur le scénario ; Nous avons choisi de discuter autour de Marine Lepen vu que sa candidature fait plus de malheureux que d’heureux.

Notre scénario racontait que « Mareine Lapine » (surnom donné à Marine Lepen)  avait volé une orange au marché de Jean Macé ; sur le stand de Mr Hazouz et qu’elle fut arrêté par la police. Un journaliste va sur place et donne la parole aux passants pour qu’ils témoignent des faits et donnent leurs impressions à ce sujet. De nombreux essais de cette scène  ont été faits en salle. Ils en ont profité pour nous apprendre comment fonctionne la caméra, à la tenir afin de faire des plans de vue ; ils nous ont aussi appris à tenir le micro. Chacun de nous a fait au moins un essai de prise de vue avec la caméra. A la fin des essais, nous prévîmes le tournage pour le lendemain.

Le lendemain nous  sommes allés au marché de Jean Macé pour le tournage de notre première partie.  Il eut des absents et pas des moindres ; le témoin de la scène du vol.  Il fut donc remplacé par un autre participant. Nous avons pu aussi donner la parole aux passants et recueillir leurs réactions au sujet de Marine Lepen. La scène fut enregistrée par Anthony qui avait appris à utiliser la caméra. Puis nous sommes rentrés à Locaux Motiv où tout l’après midi nous avons réfléchi à notre deuxième scène. Elle se passera dans un bar avec trois participants : deux opposants farouches à Mareine Lapine et un partisan de Mareine.  Nous avons répété cette scène plusieurs fois pour qu’elle soit bien dans nos têtes. Les animateurs ont profité de ce moment pour nous apprendre à manier la perche ; celle-ci permet de son quand on ne peut utiliser le micro. Après quelques essais réalisés en salle nous avons prévu le tournage pour le lendemain.

C’est le jour du tournage de la seconde partie. Nous sommes tous présents à l’heure et sommes partis au bar (Le Court Circuit) comme prévu pour tourner. C’était génial. On aurait vraiment cru des acteurs.  Nous avions bien joués nos rôles  et avons pris trois plans de scènes. Puis nous sommes rentrés à Locaux Motiv où nous avons réfléchi à comment poursuivre notre projet. Nous avons décidé de faire une scène de manifestation et une autre scène sue un plateau télévisé où un journaliste fait passer l’information d’une manifestation en cours contre Mareine Lapine.  Ces deux dernières scènes on été tournées dans la foulée de cette journée. La scène du journaliste qui lance l’alerte a été tournée par nous-mêmes. Nous tenions la caméra ; le journaliste avait un micro en main. Dans la seconde scène,  nous avons juste utilisé un micro afin d’enregistrer les bruits de foule.

Le lendemain, dernier jour de l’atelier, nous avons, participé au montage de la vidéo et du son avec les animateurs. Ils nous ont montré comment découper et faire des retouches vidéo et sonores. Comment cette journée s’est elle déroulée ? Les animateurs ont faits de groupes de 4 personnes. Le premier constitué de Dounia, Fayçal, Malek et Anthony avec Jérémy ; et le second constitué de Marwa, Sébastien, Bénédicte et moi avec Antoine. Dans mon groupe, le travail était d’utiliser les différentes prises de la deuxième scène (dans le bar) afin d’en faire une vidéo qui avait l’air réaliste.  En utilisant l’application Adobe Premiere Pro, Antoine nous a appris à découper un morceau de vidéo et à l’assembler a un autre morceau ; il nous a appris à mettre de la luminosité sur une vidéo tropp sombre ; il nous a aussi appris à découper du son et à l’insérer ailleurs. Sur une autre scène, il nous a montré comment détouré une image et le placer sur un plan mais nous n’avons pas pu suivre avec attention car il était l’heure de la pause. Le soir venu nous avons tous ensemble regardé ce que chaque groupe a produit nous puis nous avons pu présenter ce qui a été fait (notre création) à quelques membres de Locaux Motiv qui nous ont félicité de notre travail.

Tout savoir sur Locaux Motiv’ en 2016 ! Demandez le rapport d’activités !

Un rapport d’activités cela n’est pas toujours le plus « fun » à lire – ni à faire !

Cependant, tous les ans, à l’aide d’un framapad auquel l’ensemble des membres des commissions a accès nous nous efforçons de le coproduire avec sérieux et énergie ce fameux rapport d’activité.  Pourquoi ?

Quelques raisons en vrac…

Pour garder la mémoire

Depuis 2010 les un.e.s et les autres ont bougé, sont parti.e.s, reven.ue.s et pour accueillir les nouveaux entrant.e.s, répondre aux questions, c’est important de pouvoir s’appuyer sur des documents assez complets qui recensent et racontent une partie de l’histoire de Locaux Motiv’. Ces rapports d’activités contribuent à construire une mémoire collective sur laquelle s’appuyer pour ne pas « réinventer le fil à couper le beurre » en permanence, mesurer les progrès accomplis (ou pas), les chemins choisis et leur pertinence (ou non..)

Cette mémoire là est partielle, et bienvenue aux esprits farceurs qui souhaiteraient en construire une version un peu décalée et certainement moins lisse.

Pour rendre des comptes

Nous nous engageons auprès de nos partenaires financiers sur des projets, envers l’ensemble des adhérents, les uns par rapport aux autres, nous portons une ambition auprès d’acteurs institutionnels, au sein des réseaux dans lesquels nous sommes actifs, et il est important que chacun.e puisse savoir ce qu’il se passe vraiment à Locaux Motiv’.

Il est essentiel pour nous de rendre des comptes, de rendre compte. Non pas car nous sommes « redevables », mais parce que nous essayons d’être responsables des fonds qui sont mis à disposition des projets menés. Fonds publics ou fonds privés, l’enjeu est le même: partager ce que nous en faisons, ce qu’ils facilitent. Il s’agit aussi de rendre lisible notre modèle socio-économique.

Pour permettre une appropriation élargie du projet

Toute personne qui arrive à Locaux Motiv’, qui s’intéresse au projet, si elle en a le temps – et l’envie peut consulter l’ensemble des rapports d’activités depuis la création de Locaux Motiv’ ainsi que l’ensemble des éléments liés (notamment financiers). Cela permet aux étudiants de ne pas perdre leur temps (et le notre) avec des éléments qu’ils ont déjà entre les mains, à des porteurs de projets de comprendre comment le projet s’est développé, aux membres du collectif-réseau de saisir la globalité de ce qu’est Locaux Motiv’.

Nous savons que les rapports d’activités sont souvent pas peu lus. Mais cela ne justifie pas le fait de ne pas les faire sérieusement, pour c.eux/elles qui les lisent !

Pour fêter le printemps

Il annonce la fin de l’hiver – et la « clôture » d’une saison, ce qui permet, mentalement de passer à autre chose !

Le voici donc:

Et cette année, de façon très formelle, il affiche sa licence Creative Commons « Attribution – Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International », à l’exception des logos appartenant à des tiers.

Crédit photo Bertrand Paris

Une recherche-action sur Locaux Motiv’

Emmanuelle Jouas, chargée de développement et de partenariats, salariée de Locaux Motiv’ (LM), a suivi, en 2014-2016, un master 2 en économie sociale et solidaire (ESS) à l’université Lyon-2. Dans le cadre de cette formation, elle a effectué une étude sur les tiers-lieux, intitulée : « Le travail dans les espaces coopératifs : retours d’expérience. » Retours de formation sur sa recherche-action, qui inclut LM, comme objet d’études.

Est-ce que ton regard sur LM a évolué suite à ton travail sur les tiers-lieux ?

J’ai en effet pris conscience de la profondeur de LM. Les entretiens menés dans d’autres tiers-lieux et mes lectures ont mis en évidence que dans la plupart des espaces de coworking si les cofondateurs partent, le projet se casse la gueule, ce qui n’est pas le cas ici. De même, il y a peu d’espaces où la gestion est partagée et encore moins qui ont un impact social et un ancrage territorial. Mon travail a révélé cette ambition de LM et la facilité avec laquelle cela se fait.

Comment expliques-tu la particularité de LM ?

Il y a une grande diversité de projets et un gros phénomène d’acculturation de projets et de pratiques. Que ce soient les JeudiWe, les rencontres, les partages, les échanges…, tout cela favorise l’enrichissement mutuel sur les expériences des un.es et des autres. Cela se fait s’en qu’on s’en rende compte. La chose a été très bien pensée dès le départ en fait. LM est plus qu’un espace de coworking, c’est un tiers-lieu.

Qu’elle est ici ta définition du tiers-lieu ?

C’est un espace de coopérations, qui se développent entre les personnes morales et physiques, agissant dans l’économie marchande ou pas. Un espace dans lequel se vivent l’entraide et la solidarité. Si cet objectif était pressenti au départ, il ne se décrète pas. Il faut des conditions de réalisation. Il ne s’agit pas ici de la valeur travail mais de la production d’une richesse.

Qu’elle est la richesse produite à LM ?

Elle découle de ces coopérations au service d’un projet sociétal. L’objectif est de permettre, à partir des ressources du tiers-lieu, à des publics qui sont victimes d’exclusion (sociale, professionnelle, numérique, cumulées et cumulatives) de réduire leurs écarts avec les autres. Je fais référence aux projets de Jeun’Ess d’or et aux Coding goûter, qui sont coportés par un ensemble d’acteurs de LM.

En quoi ton poste de chargée de développement bénéficie de cette formation ?

Je constate une réelle montée en compétences et un élargissement de mon réseau, qui me donne cette légitimité pour affirmer l’axe de promotion de l’ESS par LM. Je me suis vraiment appropriée des notions théoriques de l’ESS que je peux mettre en pratique à LM. Par exemple, les critères de l’innovation sociale telle que définie dans la loi ESS de 2014 ou encore la notion « socle » de la double qualité d’usager/bénéficiaire propre aux projets de l’ESS.

Et le travail dans tout ça ?

Les formes de travail dans les tiers-lieux et dans le champ de l’ESS participent de la transformation des conditions de travail que l’on observe actuellement, au service d’une économie à visage humain. Ainsi en faisant la promotion de l’ESS, on exerce une influence sur le travailleur de demain en amenant tout à chacun à se questionner sur les formes de gouvernance et les finalités (économiques et sociales) des projets en développement. . A titre d’exemple, comparer objectivement les statuts qui permettent d’entreprendre individuellement (auto-entrepreneur versus coopérative d’activité et d’emploi) fait prendre conscience aux porteurs de projet de la dimension collective portée par l’ESS et de la solidarité entre entrepreneurs qui en découle.

 

Pour aller plus loin, son mémoire est disponible au format PDF en cliquant ici.

Société des Apaches : En route pour le rêve américain

Depuis quatre ans, la Société des Apaches produit des films documentaires de jeunes réalisateurs-rices traitant de sujets qui lui tiennent à coeur : la crise économique en Espagne, le nucléaire, le mouvement Podemos… Un de leurs prochain projet, en cours d’écriture et de réalisation par Julien Malassigné, s’appelle Like Heroes et se passe à San Francisco…

Ti Couz, c’est le nom d’une crêperie bretonne créée dans les années 90 à San Francisco par Sylvie, la tante de Julien. Une utopie locale, une entreprise idéaliste « au management horizontal » explique Julien, « sans Coca Cola, avec une équipe d’employés multiculturelle et des valeurs écologiques et sociales rares à cette époque ». Pendant une vingtaine d’années, Sylvie a filmé le quotidien de sa crêperie, la ville, les gens, son rêve. Jusqu’à la chute du rêve, dans les années 2000, la crise économique et le début de la gentrification.

C’est à partir de ces archives vidéo amateur, que Julien souhaite réaliser ce nouveau documentaire, comme pour « reconstruire un rêve, réparer le réel ». Pour confronter ces images d’archives au présent et faire des repérages, Julien vient de passer deux mois et demi à San Francisco, grâce à la bourse Louis Lumière de l’Institut français. Il a tourné des images, rencontré les anciens employés de la crêperie et les activistes du quartier et effectué plusieurs interviews sonores.

« Après l’écriture, il nous reste à arrêter les choix de réalisation », souligne Julien. « Nous avançons étapes par étapes ». Le projet va ainsi bientôt entamer sa phase de développement. « On réfléchit à la stratégie de production. Où trouver l’argent pour produire le film ? Quelle forme lui donner ? Pour la télévision, le cinéma ? Court-métrage ou long-métrage ? », précise Jean-Baptiste Fribourg, tout juste revenu de Serbie après une formation d’une semaine dans le cadre d’Eurodoc. Jean-Baptiste va participer pendant un an à ce programme de formation européen, destiné aux producteurs de documentaires.

« Eurodoc est un accélérateur de projets à potentiel international. Cette formation est basée sur une réflexion collective et une confrontation entre les projets ». Prochaines étapes : juin 2017 à Nîmes pour travailler sur le financement et octobre au Portugal, pour une série de rendez-vous individuels avec de nombreux acteurs de la production européenne. « La Société des Apaches arrive à un moment charnière de son parcours. Nous envisageons de changer d’échelle », conclut Jean-Baptiste. Parallèlement, les Apaches mènent d’autres projets de documentaires, dont l’un sur le Japon et l’après-tsunami, en cours de réalisation par Hélène Robert, et le second sur la campagne d’un militant de Podemos, intitulé Toujours le printemps, dont le travail de diffusion vient tout juste de commencer.

Envie de changer d’air ? 1 poste fixe et 2 forfaits nomades disponibles dès maintenant

C’est le printemps et l’une de nos résidentes s’envole vers d’autres projets !
Un poste de travail fixe se libère – et deux possibilités d’installer ce « poste à prendre » se présentent.
Ce poste fixe accueillera une personne qui se reconnaît dans l’ESS (culture, assos, environnement, numérique libre, mobilités douces, etc…) et a envie de rejoindre la chouette dynamique portée par Locaux Motiv’.

Et, par ailleurs, deux « forfaits nomades » sont à nouveau ouverts également !
Ces forfaits donnent accès, sans poste fixe, à l’espace nomade – et aux services liés.

La commission accueil répond à vos questions par mail & téléphone (numéro sur l’affiche)

Portrait de nomade : Magali ou l’appel de la forêt

Magali Rossi est chargée de mission Forêt et développement régional au sein de l’organisation de certification FSC France (Forest Stewardship Council). Heureuse coïncidence, alors que se profile le mois de l’arbre et des forêts, en mai prochain…

Au départ, Magali envisageait de devenir journaliste scientifique avec pour envie de « vulgariser des sujets liés à l’environnement ». C’est finalement son attrait pour « l’ambiance et la biodiversité » de l’univers forestier qui la mène à s’orienter vers une école d’ingénieur forestier. Diplômée de l’École des Eaux et Forêts de Nancy, et après une spécialisation tropicale à Montpellier, Magali part tout d’abord en stage au Cameroun, puis travailler pour l’Office national des forêts (ONF) en Guadeloupe.

C’est ensuite à Marseille qu’elle s’installe et rejoint l’organisation de protection de la nature WWF (World Wide Fund for Nature), où elle s’intéresse aux forêts méditerranéennes, avant de repartir, direction la Nouvelle-Calédonie, participer à un programme de préservation des palmiers et conifères endémiques de l’archipel. C’est en janvier que Magali a choisi d’établir son bureau à Locaux Motiv’ depuis lequel elle accompagne dans leur démarche de certification les propriétaires ou les gestionnaires de forêts, et les entreprises de transformation du bois. Résidente du 7e arrondissement, elle a trouvé à Locaux Motiv’ un milieu convivial et favorable à son activité.

Sylvie Bouko (CréaMigra), permettre à chacun.e de jouer son rôle dans la société

Franco-Belge, Sylvie Bouko est une grande voyageuse. Pendant quatorze ans, elle a travaillé dans plus de 25 pays, dans l’humanitaire, sur la réduction des risques liés aux armes, les initiatives de paix et de transformation sociale.

Après avoir passé cinq ans en Afrique, elle revient chez elle en 2009 et travaille sur les questions de l’interculturalité et du dialogue dans les écoles et les quartiers. « J’ai été heurtée par l’attitude de mes concitoyens envers les demandeurs d’asile et les réfugiés », pose Sylvie, comme le tournant dans sa vie qui l’a amenée jusqu’à aujourd’hui. Sept ans plus tard, elle quitte l’humanitaire et se met à son compte pour développer son propre projet autour de la question de l’accueil et de l’intégration des migrants.

En septembre 2016 naît Hopopila, entreprise sociale de consultance sur les initiatives de transformation de conflits. La consultance, toujours dans l’humanitaire, la fait vivre, mais son projet de cœur, c’est CréaMigra.

CréaMigra sur scène

CréaMigra, c’est « permettre la mise en lien directe des populations migrante et accueillante… par des actions de médiation socioculturelle pour tomber les préjugés, rompre l’isolement, lutter contre la stigmatisation et la discrimination ». La vision de CréaMigra est « une société solidaire où chacun.e se sent intégré.e, en sécurité et acteur/trice de la vie sociale. Où chacun.e partage un ensemble de valeurs et de règles de vie qui respectent et valorisent la diversité des origines et des cultures ». L’impact social visé est l’intégration socioculturelle des migrants et le renforcement de la cohésion sociale.

Selon Sylvie, les objectifs sont de « modifier les pratiques sociales, contribuer à l’éducation et bousculer les politiques ». Pour cela CréaMigra utilise la scène, le théâtre… « C’est comme une catharsis, dans laquelle les gens partagent des valeurs, apprennent la langue, abordent leur compréhension des différentes cultures et font l’expérience d’échanges réciproques. Le théâtre ne se limite plus à un lieu de représentation, il devient un lieu de transformation personnelle et sociale. »

Une référen(c)e à Locaux Motiv’

Sylvie est très soutenue dans le développement de son projet par Locaux Motiv’, où elle est arrivée comme nomade en 2016. Adhérente depuis deux ans, elle avait besoin d’un ancrage territorial et français. CréaMigra vient de passer avec succès la dernière étape d’un processus de sélection qui a duré trois mois et est aujourd’hui incubé par Ronalpia. « Je suis dans un apprentissage permanent des rouages sociaux et administratifs français, de l’ESS ainsi que de l’entrepreneuriat, et Locaux Motiv’ et Ronalpia sont de précieux alliés. »

Comme « l’autogestion ne se fait pas seule », Sylvie s’implique à Locaux Motiv’. Elle est deux fois référente, de la commission coopération et des JeudiWe. « J’ai découvert plein d’acteurs via la comcoop au-delà de Locaux Motiv’. » Bientôt, elle va animer trois ateliers théâtre dans le cadre de Jeun’ESS d’or. « Locaux Motiv’ est un formidable potentiel de développement », se réjouit Sylvie.