Sylvère Angot, un thésard à Locaux Motiv’ !

sylvèreArrivé à Locaux Motiv’ en début d’année pour se joindre aux « nomades », Sylvère Angot planche actuellement sur sa thèse. Portrait.

Inscrit depuis 3 ans à l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée, en Sciences politiques et en sociologie, après un master 2 à Lyon 2, Sylvère s’intéresse à l’action publique et à la sociologie du travail.

L’axe de recherche de sa thèse concerne plus spécifiquement la question des réformes liées à la réduction des effectifs de fonctionnaires et à la fusion de services. Question d’actualité, s’il en est !

Sylvère a choisi de concentrer sa réflexion sur deux directions régionales en particulier : celle de la cohésion sociale et celle de l’équipement, de l’aménagement du territoire et du logement, qui dépendent, l’une, du ministère de la cohésion sociale et l’autre, du ministère du développement durable… Deux milieux, bien différents, qui intéressent Sylvère.

Après sa thèse, Sylvère projette d’intégrer un poste de post-doc à l’université puis de devenir maître de conférence. En dehors de la recherche, Sylvère est impliqué dans une association d’éducation populaire basée à Paris, qui se nomme Préfaces (réseau des Crefad), et propose des formations de développement personnel autour de l’esprit critique et de l’action collective.

Ce qui l’a motivé pour un poste nomade à Locaux Motiv’ ? L’envie d’écrire sa thèse dans un environnement propice aux échanges et découvrir le milieu associatif de la Guillotière, car il habite le quartier…

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Roxane Welkamp, un pont entre les cultures

Roxane Welkamp est une jeune femme de 24 ans, née à Kuala Lumpur en Malaisie, qui, après un BTS en commerce international, a fait le choix d’entreprendre un service civique. Ce qu’elle voulait, c’était une mission à l’international, car, ce qu’elle a préféré dans sa formation initiale, c’est « le côté interculturel ». Et puis elle voulait aussi « découvrir le monde associatif ». Alors sur le site service-civique.gouv.fr, elle a trouvé l’annonce qui combinait tous ses désirs : une association, Lyon Haïti partenariats, une mission de communication qui lui permettrait de travailler en lien avec l’étranger et, incidemment, un lien avec son histoire personnelle, « puisque ma mère est née en Guadeloupe et qu’Haïti fait également partie des Antilles ».

Au sein de l’association, fondée en 2011 par une équipe de bénévoles, qui, au travers de conférences et d’expositions-vente, mène des actions d’animation et de sensibilisation à la solidarité et au développement international d’Haïti, Roxane vient en appui à la communication. Elle prépare actuellement une présentation du pays et de ses enjeux à destination des collégiens et des lycéens.

Dépourvue de locaux, l’association, membre usagère de LM, a positionné Roxane en travailleur nomade à LM. « Je suis à Locaux Motiv’ depuis janvier et ça se passe bien, dit Roxane en souriant. En plus de me procurer un lieu de travail, cela me permet d’échanger avec les associations. » En plus, Roxane a fait le choix de s’investir dans la commission communication « pour apprendre à mieux diffuser les informations » et pour devenir également reporter en herbe, puisque, Roxane publiera bientôt un article invitant à mieux découvrir l’association où elle travaille.

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Bureaux disponibles à Locaux Motiv’

Suite à des mouvements internes (fin de projet, réorganisation des espaces) deux espaces de travail sont à nouveau disponibles à Locaux Motiv’:

  • un poste de travail en « open space partagé ». Ce vaste bureau bénéficie d’une belle vue sur la Place Mazagran. Ce poste est à 200 € HT/mois, ensemble des charges comprises (fluides, Internet).
  • 2/3 d’un bureau (soit 17 m2), à partager avec Les Inattendus. Idéal pour une équipe de 2 ou 3 personnes. Cet espace est à 425 € HT/mois, ensemble des charges comprises(fluides, Internet).

Les photos ci dessous !

Devenir résident à Locaux Motiv’ c’est aussi bénéficier de l’accès à une salle de réunion spécifique (et gratuite), l’accès à l’ensemble des salles de réunions/formations de Locaux Motiv’ (3/8/19 places), à des services mutualisés (reprographies, livraisons de pains, boites à lettres, etc.) – et avoir envie de s’impliquer dans la gestion de ce tiers-lieu autogéré !

Envie, besoin d’en savoir plus ?! La commission « Accueil » est à votre disposition. accueil [@] locauxmotiv.fr

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La grande partie de bureau disponible – deux fenêtres sur un triangle de verdure.

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Le poste de travail disponible et son environnement direct

Quid de la Gonette ?

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Lancée en novembre dernier à Lyon, la Gonette a pour l’heure convaincu 55 structures professionnelles (commerçants, indépendants et associations) et 800 particuliers de rejoindre son réseau. Questions à Nicolas Briet, membre de l’association porteuse du projet, histoire d’en savoir un peu plus sur le fonctionnement de cette toute nouvelle monnaie locale complémentaire.

En quoi la Gonette peut-elle permettre de relocaliser l’économie, objectif revendiqué par les monnaies locales complémentaires ?

Grâce aux utilisateurs qui vont dépenser localement la Gonette et permettre ainsi le fléchage des acteurs locaux. Parmi ces acteurs, un magasin comme Biocoop va pouvoir écouler ses Gonettes dans son réseau et également trouver localement de nouveaux producteurs, adhérents de la Gonette. Outre le fléchage, la Gonette apporte un soutien à ces acteurs de l’économie locale.

Et en quoi la Gonette permet-elle d’éviter la spéculation et la thésaurisation, autres arguments avancés par les monnaies locales complémentaires ?

On ne peut pas mettre la Gonette en banque, ça ne rapporte rien. La Gonette a pour vocation d’être dépensée localement. Elle ne prend aucune valeur avec le temps. On ne peut pas gagner de l’argent avec la Gonette.

Peut-on payer des salaires ou des impôts en Gonettes ?

Il est possible de payer des salaires en Gonettes, avec l’accord du salarié. Pour les impôts locaux, ce n’est pas encore le cas. Cependant, les monnaies locales complémentaires étant désormais reconnues par le code monétaire, il est techniquement possible de payer ses impôts locaux en monnaie locale. Des discussions sont en cours dans plusieurs villes avec le Trésor public dans ce sens, ainsi qu’avec des municipalités pour le paiement de services comme les transports. Nous attendons que ces démarches se développent un peu plus pour nous lancer mais elles font partie des pistes de réflexion que nous souhaitons ouvrir.

Votre charte est assez succincte et certains commerçants estiment qu’elle n’est pas assez exigeante. Qu’en pensez-vous ?

Nous avons eu peu de retours dans ce sens. Dans cette charte, nous exposons notre vision du monde. Il ne s’agit pas d’un label. Si nous avions d’autres retours de ce type, nous pourrions envisager de revenir sur le contenu de notre charte. Nous nous considérons principalement comme des facilitateurs, avec le souhait que chacun s’approprie la Gonette. Nous ne serions donc pas opposés au fait que des personnes se chargent d’enrichir notre charte.

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Pourquoi avoir adossé la Gonette à une banque partenaire comme le Crédit Coopératif ?

Pour des raisons à la fois pratiques et de crédibilité vis-à-vis de nos partenaires professionnels et institutionnels. La banque assure gratuitement la gestion de notre stock de 150 000 Gonettes dans le cadre de ce partenariat. Nous souhaitions de plus faire appel à une banque éthique et le Crédit coopératif s’est montré enthousiaste face à notre projet.

Un fonds de garantie, constitué avec les euros issus de l’achat de Gonettes, est placé sur un compte-épargne. Quelle est sa fonction ?

Le compte-épargne fait office de fonds de garantie et nous permet de placer le montant équivalant à la masse monétaire en Gonettes en circulation. Nous avons la possibilité d’utiliser les intérêts générés par ce fonds de garantie. Selon le code monétaire, la banque peut quant à elle (sans toucher au fonds de garantie), générer du crédit pour investir dans des projets du secteur de l’ESS. Nous allons prochainement discuter avec le Crédit Coopératif afin de voir comment nous allons utiliser les intérêts générés par ce fonds de garantie en alimentant par exemple un fonds de solidarité. Le fonds de garantie peut par ailleurs nous permettre de rembourser les partenaires professionnels qui souhaitent échanger leurs Gonettes contre des euros.

La Gonette peut-t-elle permettre à des personnes aux faibles revenus d’accéder à des services et biens de consommation plus facilement ? Ou à des personnes en situation d’immigration de mieux s’intégrer économiquement ?

Certaines monnaies pratiquent un taux de conversion qui permet d’avoir en poche un montant en monnaie locale supérieur à la somme d’achat en euros. A Toulouse, par exemple, la mairie a versé une subvention et une part de cette somme a été redistribuée en monnaie locale à des personnes au chômage. Nous avons dans notre réseau des acteurs comme la Passerelle d’Eau de Robec, une épicerie sociale et solidaire qui pratique une double tarification pour ses bénéficiaires et plusieurs lieux où l’on pratique le café suspendu. Nous nous posons effectivement la question de savoir comment faire pour intégrer dans notre réseau des personnes éloignées socialement, culturellement et économiquement de notre démarche en nous rapprochant d’autres acteurs dans de nouveaux territoires.

Un article de la loi du 31 juillet 2014 sur l’Economie sociale et solidaire a reconnu les monnaies locales comme titre de paiement. Quel est son impact et quels seraient ses freins éventuels ?

Cette reconnaissance légale a apporté un cadre plus confortable et rassuré de nombreux acteurs. Elle a eu un impact psychologique, donné du crédit aux initiatives de monnaies locales et permis d’ouvrir le dialogue avec les mairies ou les services des impôts. C’est donc positif. Au niveau du réseau national des monnaies locales complémentaires, des craintes ont toutefois été exprimées quant à de possibles lourdeurs administratives liées à cet encadrement légal. Cela risque d’être plus compliqué en effet lors de la mise en œuvre d’une monnaie électronique.

Les objectifs visés par les monnaies locales complémentaires (favoriser le lien social, relocaliser l’économie, changer le rapport à la monnaie) ont-ils été atteints ?

Il y a dans la création d’une monnaie locale complémentaire une dimension pédagogique qui prend du temps et nécessite de bien communiquer. C’est une démarche d’éducation populaire autour du fonctionnement de la monnaie, de la finance et des banques qui commence à être compris. Plusieurs initiatives de monnaies locales sont des réussites, comme l’Eusko au Pays basque ou le Sol Violette à Toulouse. Ces monnaies ont déjà entraîné des changements dans les comportements des acteurs locaux comme des consommateurs.

Une monnaie locale est-elle réellement un bien commun ?

C’est la gestion associative de la monnaie locale qui en fait un bien commun. Les règles sont définies collectivement. Il n’y a pas d’opacité quant à la gestion de la monnaie. Le fonctionnement est transparent. Avec la Gonette, nous voulons rafraîchir la démocratie en impliquant tout le monde afin que chacun contribue aux décisions.

Quels sont les difficultés et les écueils que vous avez connus et observés en tant que porteur de projet ? Ou expérimentés par d’autres MLC ?

Il y a actuellement 32 monnaies locales complémentaires en circulation en France… La disparition de certains projets est essentiellement lié à l’essoufflement, au manque de subventions et au bénévolat. Le principal écueil est que l’enthousiasme du début ne soit pas suivi par de nouvelles adhésions des gens l’année suivante. L’autre risque est lié aux subventions. Elles sont une aide mais il est important de savoir diversifier ses ressources pour ne pas être fragilisé.

Quel avenir pour les monnaies locales complémentaires ?

Depuis la création de la première monnaie locale en France en 2010, les projets se multiplient chaque année. Il y a un enthousiasme en ce moment et le nombre de monnaies locales sera le double d’ici deux ans. De nombreuses personnes sont touchées par la question et cela représente un réel poids politique. Les initiatives génèrent des réseaux et de l’intelligence collective. Cette volonté citoyenne ouvre de nombreux espoirs et fait que les acteurs politiques s’intéressent à ces initiatives qui sont de nouveaux outils pour soutenir des projets. Nous sommes cependant au début des monnaies locales. Après les observations qualitatives, viendra le temps des observations quantitatives.

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Pour en savoir plus sur les monnaies locales complémentaires : http://monnaie-locale-complementaire.net

Sur la Gonette : www.lagonette.org

Jeun’ESS d’Or – Votez pour nous à La Fabrique Aviva #MonIdéeFab

Locaux Motiv’, en partenariat avec les Cités d’Or et la Mission Locale de Lyon a lancé le projet Jeun’ESS d’Or.

Depuis le 11 janvier nous sommes heureux d’accueillir 15 jeunes pour une expédition un peu spéciale ! Pour ces jeunes de 16 à 25 ans, en décrochage scolaire ou social il s’agit en quelques mois de (re)construire des compétences sociales et civiques fondamentales.

Et pour assurer la pleine réussite de ce projet nous avons répondu à l’Appel à projets de la Fabrique Aviva. Ce projet a été retenu et maintenant nous avons besoin de vos soutiens (donc de votes..).

1. Mais pourquoi je devrais voter pour Jeun’ESS d’Or

Pour plein de bonnes raisons que l’on vous cite ci-dessous:

  • parce que notre avenir c’est la jeunesse
  • parce que l’ESS c’est la garantie d’avoir un avenir
  • parce que des jeunes qui s’intéresse à l’ESS c’est l’avenir.

Bon, plus sérieusement, Jeun’ESS d’Or a l’ambition, non pas de changer le monde d’un coup, mais de permettre de façon concrète, incarnée, locale, à des jeunes en décrochage scolaire ou social de s’outiller pour construire leur envies, leur confiance et leur devenir.

Les différents groupes de 15 jeunes participeront à des modules formatifs, à des temps réseaux, à des événements locaux. La complémentarité entre Locaux Motiv’et les Cités d’or permet d’inscrire ce projet dans le quartier de la Guillotière et dans la vie du tiers-lieu qu’est Locaux Motiv’.

De janvier à juillet 2016, une grande diversité d’ateliers est proposée : questionner son identité numérique (avec le CRIJ Rhône-Alpes) ; réaliser un film (avec Service Compris) ; pratiquer activement l’écologie urbaine (avec l’Atelier du Chat Perché, Mobiped, Exit sauf qui peut et Brin d’Guill) ; ou encore partager son point de vue sur l’égalité hommes/femmes (avec l’Institut Egaligone).

Il s’agit donc de permettre à chacun.e des participant.e.s de se découvrir, tester, se confronter à une diversité d’interlocuteurs fortement marquées par les valeurs de l’ESS: durabilité, coopération, émancipation.

A quoi va servir l’argent que l’on obtiendra grâce à vous ?

  • A accueillir dans les meilleures conditions possibles ces jeunes
  • A rémunérer à leur juste valeur les intervenants professionnels qui s’engagent à leurs cotés
  • A accueillir plusieurs groupes en 2016 & 2017

Vous êtes convaincus ? Merci d’en parler autour de vous, d’expliquer et de voter !

En effet, selon le règlement, « les 200 projets ayant remporté le plus de votes seront finalistes et seront assurés de gagner au moins 2 000 €. Parmi ces finalistes, un Jury, composé de personnalités qualifiées et reconnues, élira 60 Grands Gagnants, qui recevront une aide financière comprise entre 5 000 et 50 000 €. Les 140 autres projets finalistes recevront 2 000 € chacun. Ainsi, lorsque vous faites partie des 200 finalistes, vous êtes assurés de gagner au minimum 2 000 € ! ».

2. Pour voter

Cela prend, montre en main, 3 minutes. Et si vous ne nous croyez pas….démonstration !

D’abord vous devez vous inscrire, cela peut se faire à partir de la page de présentation du projet – en haut à droite !

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On peut s’inscrire à partir d’un mail ou de son compte Facebook. On ne pousse pas mémé dans les orties, donc on vous explique comment faire sans Facebook (-;

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Vous entrez une identité, un mail, un mot de passe, un clic pour accepter le règlement, et hop, c’est lancé.

Vous recevrez dans la foulée un mail de confirmation vous demandant de confirmer votre compte – il vous suffit de cliquer sur le lien actif.

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Et, voilà, il ne vous reste qu’à trouver « Locaux Motiv' » dans le moteur de recherche, pour vous retrouver avec le lien vers Jeun’ESS d’Or.

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A partir de là, vous pouvez donner 10 votes à Locaux Motiv’ pour Jeun’ESS d’Or et on vous aime. Vous pouvez choisir de ne donner que quelques votes à Jeun’ESS d’Or et de soutenir d’autres projets et, en fait, on vous aime aussi.

Donc pas de pression !

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Et nous, on est content car on voit le compteur monter.

 

 

Lancement du projet JeunESS d’or !

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En septembre dernier, nous vous parlions du lancement imminent d’un dispositif pour les jeunes. Nous sommes heureux aujourd’hui d’accueillir officiellement 15 jeunes à partir du lundi 11 janvier 2016 !

JeunESS d’or porte l’ambition de soutenir et d’accompagner des jeunes de 16 à 25 ans, grâce à une approche pédagogique innovante et des ateliers professionnels, qui prennent appui sur les ressources locales. En partenariat avec l’association les Cités d’orª, 15 jeunes seront accueillis dans le cadre de modules dispensés par des professionnels de l’éducation non formelle, à travers des ateliers de compétences humaines et civiques fondamentales.

La complémentarité entre Locaux Motiv’ et les Cités d’or a suscité l’envie de mettre en place un dispositif nouveau : accompagner les jeunes en décrochage scolaire ou social et favoriser leur intégration dans le quartier de la Guillotière et dans la vie du tiers-lieu qu’est Locaux Motiv’.

Ces temps pédagogiques seront augmentés de propositions de certains adhérents de Locaux Motiv’ et d’acteurs du quartier, afin d’enrichir l’approche éducative des Cités d’or par des mises en situation, qu’elles soient professionnelles, relationnelles ou culturelles.

De janvier à juillet 2016, une grande diversité d’ateliers seront proposés : questionner son identité numérique avec le CRIJ Rhône-Alpes ; réaliser un film avec Service Compris ; pratiquer activement l’écologie urbaine avec l’Atelier du Chat Perché, Mobiped, Exit sauf qui peut et Brin d’Guill ; ou encore partager son point de vue sur l’égalité hommes/femmes.

Ce projet est réalisé en partenariat avec la Mission locale de Lyon.

Pour cette action, Locaux Motiv’ reçoit des financements de la part de la direction départementale de la cohésion sociale, de la fondation AG2R La Mondiale et de la fondation Un monde par tous ; et les Cités d’or sont financées pour cette action par la Fondation Gattefossé.

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ª L’association les Cités d’or bénéficie du soutien de la Ville de Lyon et de la Région Rhône-Alpes

Education au numérique : création des Passeurs de code à Locaux Motiv’

Après les Coding Goûters, ateliers numériques ouverts aux parents et aux enfants, voici venus les Passeurs de code !

Petit retour en arrière : en septembre dernier, Locaux Motiv’ noue un partenariat avec les Voyageurs du code qui viennent alors animer un Coding Goûter sur place. Début décembre, des membres des Voyageurs du code et des Bibliothèques sans frontières viennent échanger à Locaux Motiv’ autour de leur démarche de transmission de la culture numérique et d’essaimage de réseaux du code en France.

L’idée fait assez rapidement son chemin parmi les personnes présentes, lors de cet échange, de passer de l’idée à l’action, en créant à Lyon un réseau de codeurs s’appuyant sur la dynamique des Voyageurs du code. Le réseau en cours de construction a déjà un nom : les Passeurs de code.

Avec ce réseau, l’idée est de poursuivre l’aventure numérique initiée avec les Coding Goûters, organisés à plusieurs reprises à Locaux Motiv’ les samedis, en ouvrant l’animation de ces ateliers d’exploration et de bricolage numérique à toutes personnes désireuses d’expérimenter ce domaine, du plus expert au plus néophyte. A suivre…

Renseignements au 09 72 34 15 54

Nomade à Locaux Motiv’

Béatrice Weill

Suite de la série, entamée en septembre dernier, pour présenter les membres usagers de Locaux Motiv’, en poste nomade. Nouveau portrait.

Béatrice Weill : formatrice et consultante à Kaléido’Scop

Spécialisée dans les relations européennes et interculturelles, Béatrice a d’abord travaillé dans le secteur associatif sur la mise en œuvre de projets de mobilité internationale pour de jeunes adultes, axés sur le volontariat et la coopération. En 2011, elle intègre la coopérative d’activité et d’emploi Oxalis en tant que formatrice et consultante. Elle rejoint ensuite, en 2013, la coopérative stéphanoise Kaléido’Scop, collectif aux compétences multiples, qui développe une démarche d’animation participative à destination de nombreux acteurs (collectivités, associations, etc). Dans ce cadre, Béatrice a une mission d’accompagnement et de formation. Entrée comme nomade à Locaux Motiv’ depuis peu, Béatrice recherchait un lieu de travail collectif proche de chez elle (elle habite en effet la Guillotière), où elle puisse construire des relations localement et développer son activité.

Retour sur le festival le Temps des communs

2015 a vu la seconde édition du festival le Temps des communs à Lyon. Festival international, organisé par le réseau francophone des communs du 5 au 18 octobre dernier, cette manifestation avait pour objectif de donner à voir et à comprendre « les communs ». Cette notion désigne généralement l’activité de collectifs qui s’organisent pour protéger, partager et réguler des ressources matérielles (jardin partagé, foncier solidaire, habitat participatif, tiers lieux citoyens, etc.) ou immatérielles (données, cartographies ou sciences ouvertes, logiciels libres, énergie autogérée, etc.). Au total, une quarantaine d’événement ont été organisés à Lyon et 70 en Rhône-Alpes.

Communs

A l’origine de ce réseau, des représentants du monde du numérique libre et du secteur associatif francophone, des personnes ayant participé à des forums sociaux mondiaux, des chercheurs, qui se réunissent de manière informelle à Paris en 2012 et qui sont mués par le désir de faire vivre la société des communs. Cette notion, mise également en avant par Framasoft dans le numérique (voir Notre vie numérique nous appartient-elle ?), remonte au Moyen Age et désignait les pâturages ou les terres agricoles loués à titre gracieux aux paysans pour que leur exploitation et leur utilisation en soient partagées. Primaient alors l’usage et la gestion collaborative de la ressource (en l’occurrence la terre) sur son appropriation exclusive. Mais, au XVIIe-XVIIIe, il y a eu la « tragédie des communs » avec la privatisation des terres, puis progressivement d’autres ressources comme l’eau ou la connaissance.

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Notion politique par excellence, les communs mettent en jeu la démocratie participative et l’engagement de chacun dans des décisions qui concernent l’avenir de tous. Lyon n’est pas la seule ville qui a investi les communs. A Barcelone, la ville est gérée sur ce principe, à Toulouse, on s’apprête aujourd’hui à mettre en place une assemblée des communs, à Brest, c’est la Mairie qui développe les initiatives et, à Montpellier, une Maison des communs le temps d’un week-end a vu le jour… A Lyon, l’heure est au bilan. Le souhait est de faire perdurer la dynamique initiée par le festival et de mobiliser les forces en présence, qui sont les idées de demain !

 

En savoir plus : le site du festival http://tempsdescommuns.org ; http://lyon.tempsdescommuns.org

Notre vie numérique nous appartient-elle ?

Le saviez-vous ? 98 % de ce qui est hébergé sur Internet l’est par des logiciels libres. En décodé, cela signifie que les logiciels qui hébergent données, sites, blogs ou orientent les pages Web sont sous licence libre ou autrement dit sont la propriété de tous. Ce chiffre est à mettre en rapport avec la nouvelle donne économique : ce n’est plus le pétrole qui fait la rente, mais les données des utilisateurs collectées sur Internet. En clair à nouveau, ce n’est plus l’Opep, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, qui tire l’économie mondiale, mais le Gafam – Google, Apple Facebook, Amazon, Microsoft ! Ces « géants de l’Internet » vivent de la vente d’ordinateurs et de la masse de données qu’ils accumulent (1,5 milliard d’utilisateurs sur Facebook, soit plus ou moins la population de la Chine et un cinquième de la population mondiale).

Framasoft romains

Fait inédit dans l’histoire humaine, mais qui a commencé dans les années soixante-dix, avec Bill Gates pour Microsoft et Steve Jobs pour Apple. Grâce à la clairvoyance d’un chercheur américain, Richard Stallman, qui a anticipé les changements de l’informatique dans nos vies, le mouvement du logiciel libre est né, au même moment, en réponse à cette évolution hégémonique de captation du logiciel. En créant le concept de licence libre, qui permet le partage et la modification par chacun des logiciels, Stallman a réintroduit des valeurs de solidarité et d’égalité au sein de l’économie de l’Internet et a lancé la communauté des communs du logiciel libre.

Le logiciel libre : un commun

Faire du logiciel libre un bien cFramasoft_Logoommun, cela revient à le considérer comme une ressource qui doit se gérer collectivement. Ce qui réunit les gens, c’est l’effort commun pour assurer à tous l’accès et la gestion de cette ressource.

L’association Framasoft, créée en 2004, dont le siège social (deux des quatre permanents) est hébergé à Locaux Motiv’, est une association d’éducation populaire, qui, à la fois, promeut un ensemble de logiciels libres et qui accompagne cet enrichissement de la ressource sur Internet d’un travail de (ré-)appropriation par chacun de son pouvoir sur sa vie numérique.

3 bonnes raisons d’y réfléchir

L’objectif de Framasoft est de nous donner les informations les plus justes afin qu’on puisse faire des choix et qu’on ait la connaissance des conséquences de nos actes. Cela pour trois bonnes raisons. La première, parce que le système actuel emporte avec lui notre vie privée et qu’on ignore l’usage qui en est fait. La seconde, c’est pour nous offrir la possibilité de mettre nos actes en cohérence avec nos valeurs. Enfin, c’est pour nous amener à devenir maître de notre numérique, non seulement pour notre propre compte, mais également pour celui des autres, quand, par notre action sur Internet, on les entraîne dans un système qui leur est nuisible !

Une communauté d’usage

Maintenant prendre le pouvoir dans notre vie numérique, c’est accepter de changer ses habitudes et accepter l’effort que ça demande. Utiliser un logiciel libre, c’est s’en servir, contribuer à le faire évoluer et transmettre ses connaissances aux autres. La consommation passive n’est pas de mise, mais, pour autant, il n’est point besoin d’être un expert pour participer. Il suffit de s’y intéresser et les contributions sont à la hauteur de chacun. Alors à votre souris !

Pour en savoir plus : Framasoft, framasoft.org et degooglisons-internet.org