Le Flâneur, une dynamique à l’échelle du quartier

Le Flâneur est une auberge de jeunesse qui a vu le jour le 30 octobre 2015 dans les anciens locaux de Notre-Dame-des-Sans-Abris sous l’initiative de trois amis : ils sont aujourd’hui douze salariés, dont cinq associés. Étant une Scop (société coopérative de production), les valeurs de partage et de coopération ont été un véritable choix de fonctionnement. Environ 80 % du travail se concentrent sur l’entretien des locaux, mais chaque employé se voit attribuer une mission spécifique (comptabilité, communication, administration…).

Le projet était de créer une dynamique à l’échelle du quartier, à la fois pour les résidents mais aussi pour les partenaires, sans cesse plus nombreux, dans le quartier de la Guillotière. En effet, le Flâneur ouvre ses portes régulièrement pour divers événements comme des concerts de petits groupes locaux, des projections de films, des expositions, une Amap[1] vient même livrer ses paniers.

Il s’agit de concilier habilement une ouverture sur le quartier grâce aux activités proposées par ces structures et les besoins propres à une auberge de jeunesse. Ainsi, le Flâneur peut mettre à disposition des structures extérieures un petit atelier ou une salle de réunion qui sont accessibles contre échange de services. Ces initiatives peuvent aussi émaner des résidents. Toujours dans l’optique de créer et encourager une dynamique de quartier, le Flâneur travaille à mettre en place une plateforme informatique recensant les points d’intérêts du quartier… affaire à suivre et à encourager !

 

Pour aller plus loin : Facebook du Flâneur Guesthouse

[1] Association pour le maintien de l’agriculture paysanne.

Un succès pour les premières Assises du coworking à Lyon !

Le 3 février a eu lieu la première édition des Assises du coworking, un événement co-organisé par Locaux Motiv’ et les autres espaces de coworking signataires de la Charte du réseau coworking Grand Lyon.

L’Embarcadère s’est transformé pour l’occasion en tiers-lieu le temps d’une journée.

Plus de 300 participants venus de toute la France étaient réunis pour réfléchir ensemble à la question des mutations du travail et les liens avec le coworking, autour de tables rondes, de conférences, d’espaces de rencontre…

La grande diversité du public (coworkers, entreprises, universitaires, start-up, collectivités) a favorisé les débats et les échanges, dans une ambiance conviviale. Quelques exemples de sujets abordés :

  • coworking et aménagement du territoire
  • nouvelles organisations du travail et coworking
  • les pratiques de coworking décalées
  • qualité de vie au travail
  • le coworking, outil de développement durable

La collecte des notes prises par les un.es et les autres est en cours : vous pourrez bientôt prendre connaissance de la teneur des échanges sur http://assisesducoworking.fr/.

Quelques retours presse de l’événement :

« Les cinq défis du coworking », la Tribune, 6 février 2007 ;

« Grand succès pour les Assises du coworking à l’Embarcadère de Lyon », , 3 février 2007 ;

« Dix-huit espaces créés à Lyon en sept ans  ! Les 1ères Assises mettent en évidence l’étonnant dynamisme du phénomène coworking », Lyon Entreprises, 4 février 2007.

Crédits photo : Ecoworking (CC BY-NC-SA 3.0 FR)

Mediacités Lyon en couveuse à Locaux Motiv’

par Nicolas Barriquand – cofondateur de Mediacités

Pas le dernier arrivé parmi les nomades, mais presque : depuis novembre, je pianote sur mon ordinateur au rez-de-chaussée de Locaux Motiv’. Mais pour quoi faire ? Journaliste depuis huit ans (j’ai pigé pour L’Express, Libération, Le Temps, Mediapart et d’autres…), je prépare l’arrivée à Lyon d’un nouveau média.

Quoi, encore un ?! Comme s’il n’y en avait pas assez ?

C’est juste ! Et pourtant, Mediacités, c’est son petit nom, sera utile. Je vous invite à lire notre manifeste.

Rembobinons… Avec six acolytes, journalistes pour la plupart, nous avons dressé un double constat :

1/ « Presse nationale » signifie presque toujours « presse parisienne » ;

2/ La presse locale, à quelques exceptions près, goûte peu à l’investigation.

graveline

Mediacités sera un journal en ligne d’investigation et de décryptage multi-villes. Ni national ni local, mais les deux à la fois. Un journal indépendant : ni Niel ou Drahi en coulisses, ni publicité en vitrine. Vivrons-nous de belles infos et d’eau fraîche ? Non, nous vivrons grâce à nos lecteurs. C’est plus logique, non ? A l’image de Mediapart qui a ouvert la brèche, nous faisons le pari de l’abonnement, un moyen de redonner de la valeur à l’information. Nous faisons aussi le pari de la rareté. Mediacités ne court pas après l’actu. La promesse : une enquête, parfois deux, par semaine, et c’est tout. Mais des enquêtes inédites, exclusives, archi-fouillées, dans tous les domaines. Mediacités fait enfin le pari de ses lecteurs : les colonnes de notre « Forum » sont ouvertes à des tribunes ou coups de gueule d’associations ou de particuliers qui font vivre leur cité.

Pourquoi écrire soudain au présent ? Car Mediacités existe déjà. Depuis décembre 2016, nous publions à Lille. Pour voir ce que cela donne, c’est par ici : www.mediacites.fr.

Lyon sera notre deuxième déclinaison. Lancement au printemps – je vous redonnerai la date exacte. Suivront, en 2017, Toulouse et Nantes. Puis d’autres.

Si vous voulez en savoir plus, je suis à votre disposition : nbarriquand [at] gmail.com / 06 61 26 59 19.

Nicolas Barriquand

Vous avez des idées, alors réunissez-vous aux Clameurs

Quand on pose son verre ou sa tasse sur le comptoir du bar fédératif Les Clameurs, on est tout de suite mis en présence de la charte du lieu qui annonce tout un programme.

Extraits :  « […] lieu convivial et militant […]. L’association Les Clameurs favorise et soutient les initiatives et actions collectives s’inscrivant dans une démarche de transformation sociale et émancipatrice. […] L’association Les Clameurs est un espace commun qui appartient à ceux qui le font vivre […]. »

Un bar, oui, mais pas simplement

Ainsi l’adhésion individuelle à l’association de 1 € permet de s’approprier ce lieu, en utilisant notamment la bibliothèque et les salles. L’équipe, Emmanuelle, Gilles et Alice, explique que « Les Clameurs ont été créés pour des gens qui ont des idées et qui ont envie de se réunir ».

Les Clameurs s’adressent en effet aux collectifs en devenir ou pas. Emmanuelle prend l’exemple de Nuit debout, collectif improvisé, qui n’avait pas les moyens de prendre une location et qui avait le besoin de se réunir dans un bar. L’adhésion individuelle est le garant de cette spontanéité.

La mise à disposition gratuite de salles ne met pas financièrement le projet en péril, car son assise financière repose sur son activité commerciale : le bar et la restauration de produits locaux de qualité.

Un espace pensé pour que les gens se rencontrent

 Les racines des Clameurs sont profondes et très étendues. « On voulait ouvrir un lieu social, entre la maison et le travail, un lieu de vie où l’on puisse boire un coup, manger, bouquiner, échanger et débattre.» Cette envie, un peu nostalgique et s’affirmant dans un XXIe siècle post-consumériste, est « la synthèse et l’aboutissement de plein de choses ».

Le bar fédératif trouve son fondement dans l’idée que pour qu’un contenu – une fédération de gens qui se rencontrent sur des intérêts communs – advienne, il faut un contenant qui a été pensé dans ce sens – convivial, bienveillant et où les gens se sentent en sécurité. « On voit que vous avez beaucoup pensé le lieu », s’entendent-ils dire régulièrement. Derrière le bar, ils observent avec joie que « les gens s’autorisent à interpeller leur voisin de table, à écouter l’autre qu’ils ne connaissent pas… »

Cela manquait à Lyon et dans le quartier…

L’autre source d’inspiration, ce sont les initiatives similaires qui existent dans les capitales européennes. Emmanuelle et Gilles, avant l’ouverture au printemps 2016, se sont promenés, que ce soit à Berlin, Prague, Barcelone, Amsterdam ou Bruxelles, à la recherche d’endroits où « tu peux boire et manger et être aussi militant actif ». Ils en ont vu plein, dans lesquels la configuration de l’espace, très « dedans/dehors », les a inspirés : coins canapé, salon, lieux très aérés, grandes tables collectives, espaces mixtes bar et ateliers, comme à Berlin où l’atelier vélo jouxtait le bar dans une allée d’immeuble.

Dès les travaux de rénovation du local, les habitants du quartier ont montré leur intérêt au projet, en participant à des temps de chantier collectif. Et à l’ouverture, les adhésions se comptaient par trentaine par jour pour atteindre aujourd’hui plus de 1 500 : « Beaucoup d’artistes, du cinéma, de la musique, de militants en groupes organisés ou en cours » qui proviennent essentiellement du quartier et même des quelques rues voisines. Le bouche-à-oreille, cependant, permet que cette mise en lien des personnes arrive jusqu’à nous !

Pour en savoir plus : page Facebook, Bar fédératif, Les Clameurs

Auto-portrait de Julie Douglas, en service civique à EgaliGone

Je m’appelle Julie Douglas et suis originaire de Dublin en Irlande. J’habite en France depuis quatre ans ; j’y ai fait des études de français et decommerce et ai travaillé une année comme assistante d’anglais à Lille et une année à Nantes en tant que formatrice d’anglais. Je viens de terminer un master en ingénierie de projets en économie sociale et solidaire à Strasbourg, qui nous a amené.e.s à aller à la rencontre de nombreux projets innovants en France et en Europe. En outre, j’apprécie le yoga, la course à pied, danser le rock et lindy hop et chanter.

En 2017, je suis enchantée de rejoindre l’équipe très chaleureuse et travailleuse de l’institut EgaliGone en service civique ! J’ai eu la chance d’intégrer cette mission puisque c’est une thématique qui me paraît primordiale pour tous et toutes dans la pratique pédagogique des enfants et des futur.e.s femmes et hommes. J’estime que le travail sur les mentalités mené par EgaliGone constitue un vrai défi avec la montée actuelle du conservatisme. Avoir de l’empathie envers l’autre, être à l’écoute et avoir de la patience me semblent être essentiels pour favoriser de bonnes conditions de changement.

Pendant ma mission, je contribue au développement et à l’animation d’un réseau d’intervenant.e.s sur la thématique de l’égalité filles-garçons afin de faciliter leur rencontre et l’échange de bonnes pratiques relatives à leur posture professionnelle. De manière plus globale et continue, je repère des pratiques éducatives égalitaires chez nos publics (veille numérique/entretiens), en particulier des modalités d’intervention auprès de la jeunesse (fiches pédagogiques…), afin de les partager sur notre site Internet. Au niveau personnel, je m’efforce de proposer la mise en place d’actions de développement et de communication auprès de nos publics et de nos membres. De plus, je souhaite me former dans la sensibilisation des professionnel.le.s aux études de genre.

Je trouve que le projet de Locaux Motiv’ est très captivant et unique parmi le maillon d’acteurs de l’économie sociale et solidaire en France. La mutualisation des moyens humains, physiques et intellectuels est avant-garde et pertinent. Lors de ma première visite à Locaux Motiv’, j’ai été impressionnée par son aspect aéré et lumineux. C’est effectivement la cerise sur le gâteau que tous et toutes les résident.e.s sont souriant.e.s, positif.ve.s et ouvert.e.s au partage. Après deux mois j’estime que Locaux Motiv’ est un véritable « hub », une sorte de jardin partagé où idées et nouvelles amitiés y sont cultivées, où il y reste toujours un fond de café pour ceux et celles qui sont presque au bout, et là où il y a des oiseaux qui t’accompagnent lorsque on prépare un plat à la cuisine. En résumé, la coopération et la co-construction sont des valeurs fleurissantes dans ce tiers-lieu !

Pour en savoir plus : le site de l’institut EgaliGone

Rencontre avec l’explorateur

Dans le cadre du projet Jeun’ESS d’Or, Locaux Motiv’ et les Cités d’Or ont entrepris avec les jeunes qu’ils ont encadrés de réaliser une audition publique avec comme interlocuteur Mr Jean Louis Etienne. Après un peu plus d’un mois de préparation avec Les Cités d’Or  nous avons ensemble (Alicia, Anthony, Daniel et moi) pu rencontrer l’homme et l’explorateur Mr Jean Louis Etienne. Sa rencontre très attendue nous a permis de trouver des réponses d’ordre culturelles, sociales, professionnelles à nos questions très personnelles. Ce que je retiendrai de cet homme sont les nombreux conseils qu’il m’a donné sur la volonté, la motivation et la famille et  ses anecdotes très surprenantes ayant servi à illustrer ses propos.

Je garderai toujours en mémoire ce moment de discussion avec ce grand homme et je tiens à remercier Les Cités d’Or pour ce moment et le magnifique travail effectué avec nous.

Emeric Agboton
Participant à Jeun’Ess d’Or en septembre 2016 et en service civique à Locaux Motiv’ d’octobre à juillet 2017

   

   

Photos de Jean-Jacques Bernard // Tous droits réservés

Locaux Motiv’ et Framasoft lancent des formations au code pour toutes et tous !

Locaux Motiv’ poursuit sur sa lancée du « numérique pour toutes et tous » des coding goûters (organisés depuis 2015) et autres ateliers coding, notamment avec Framasoft et les Voyageurs du Code…

En 2017, nous ouvrons deux cycles de formation plus approfondie au code, en partenariat avec Framasoft !

Transmettre le code en s’amusant, et donc pour cela apprendre le code, c’est l’objectif de chacune de ces 2 sessions de 5 séances. Ces formations sont accessibles sans prérequis particuliers et vous permettront de découvrir les bases du code et du bricolage informatique dans une ambiance sympathique et détendue, sur des outils libres (donc réutilisables librement chez vous, que ce soit dans un cadre professionnel ou familial !).

La première édition débute fin janvier 2017 et vous pouvez vous inscrire en cliquant ici !

Attention, un engagement sur les 5 séances organisées des jeudis soirs, est nécessaire !

 

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Tarif pour les professionnels : 120€TTC les 5 séances

Tarif pour les particuliers : 24€TTC les 5 séances

 

L’Usine vivante à Crest

Le 24 novembre dernier, une « délégation de Locaux Motiv’ » est partie rendre visite à l’équipe de l’Usine vivante à Crest.

Une rencontre destinée à alimenter la vie du réseau et à échanger des bonnes pratiques.

 

On dirait un peu Locaux Motiv’

Les bâtiments de l’Usine vivante comprennent ceux désaffectés de l’usine (construits en 1900), à l’origine de textile, puis pendant la guerre de pièces automobiles et aéronautiques jusqu’en 2013,
et ceux des bureaux, dont la réalisation date à peu près de la même époque que le 10bis rue Jangot.

Ce qui fait que l’on n’est pas si dépaysé que ça !

 

Un kaléidoscope en vue

Démarré au printemps 2015, le projet vise tout d’abord la revitalisation d’une friche industrielle pour que vive un lieu associatif où coexisteraient différentes pratiques professionnelles, artisanales et culturelles, avec restaurant, ressourcerie, musée, fablab, espaces pour les enfants, communs, jardins, salles de réunion…

 

 

Du coworking en attendant…

Contrairement à LM, l’aménagement en espace de coworking est venu comme une première solution économique pour pouvoir un jour acheter les murs. Aujourd’hui, seul le second étage des bâtiments administratifs est occupé, dans lequel 27 structures sont résidentes. A leurs côtés, 150 sympathisants et entre une quarantaine de bénévoles. Une animatrice de l’espace de coworking a été mise à disposition par son employeur pendant un an.

 

« Sorties d’usine » aussi à Crest

Hormis un grand espace ouvert investi par un menuisier, le reste de l’usine attend les fonds pour recevoir la créativité et l’inventivité des Drômois. Bel élan qu’on voit déjà lors des « Sorties d’usine », événements culturels et festifs organisés régulièrement dans toute l’usine où reviennent beaucoup de ceux qui y ont travaillé.

 

 

Pour en savoir plus : lusinevivante.org

Grégoire Fournier, esprit migrateur

Le terme de « nomade » lui correspond assez bien. Installé depuis octobre dernier à Locaux Motiv’, Grégoire Fournier a en effet eu un parcours plutôt grand voyageur ces dix derniers années. 

Un DUT de journalisme en poche, Grégoire quitte tout d’abord Lyon pour l’Allemagne où il effectue une 3e année. Il arrive ensuite à Paris, le temps d’une licence de LEA (langues étrangères appliquées) en anglais et en espagnol. Puis direction le Brésil où il enseigne le français. Retour en Europe où il s’installe en Espagne et passe deux ans à Madrid à enseigner dans les écoles. Le périple se poursuit avec une nouvelle étape à Paris, lors d’un master en linguistique appliquée aux langues étrangères (FLE) pour se terminer aux Etats-Unis à l’université de Tulane à la Nouvelle-Orléans, tout en enseignant… De retour à Lyon, Grégoire frappe à la porte de l’organisme de formation Safore où il va enseigner le français auprès de migrants et de réfugiés, en particulier des mineurs isolés. Actuellement, il se consacre essentiellement à la rédaction et à la traduction d’articles pour la plateforme d’information sur les droits de l’homme Liberties, tout en prévoyant d’enseigner de nouveau très prochainement. Et s’il a choisi de rejoindre Locaux Motiv’ c’est qu’il y a apprécié le cadre de travail, l’ambiance et la variété des personnes et des activités dans des secteurs qui l’intéressent.

I-Boycott : faire confiance à l’intelligence collective

En juin 2016, l’association I-Boycott ouvre sa plateforme de campagne de boycott sur Internet. Une première. Son objectif : redonner le pouvoir aux consommateurs « démunis face aux multinationales malades de leur emprise par les actionnaires, dont le seul souci est la maximisation de leurs profits », explique Levent Acar, cofondateur d’I-Boycott. Par le biais de ces campagnes lancées au début par l’association elle-même, puis par des associations – la plateforme sera ouverte aux citoyens en janvier 2017 – I-Boycott entend faire de « l’éthique un facteur de risque économique ».

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Un boycott encadré

I-Boycott ne veut pas mettre à mal les entreprises pour le plaisir. Elle s’est donnée à la fois un cadre légal et démocratique. « Nous suivons quatre principes incontournables pour que les campagnes soient efficaces et bienveillantes », commente Levent Acar. Toutes les campagnes, pour lesquelles un guide est accessible sur le site, respectent les principes de non-discrimination, non-diffamation, non-dénigrement et non-contrefaçon. De cette manière, un climat de confiance s’instaure pour permettre un dialogue avec l’entreprise. C’est là la spécificité et l’originalité d’I-Boycott : donner la main à l’entreprise pour qu’elle exerce son droit de réponse et pour qu’elle puisse agir en fonction des revendications.

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Une joute démocratique

Concrètement comment cela se passe ? Une association X publie sur la plateforme une campagne de boycott à l’encontre d’une entreprise Z, sur un motif bien précis : exemple l’évasion fiscale qu’elle pratique. Les consommateurs boycottant exercent quant à eux leur boycott, toujours en ligne, en affirmant leur désaccord et – autre originalité du projet – en proposant des alternatives. L’entreprise dialogue avec la communauté de consommateurs ainsi constituée, et le processus démocratique aboutit quand, l’entreprise donnant satisfaction à la revendication, la campagne est levée. Au final, conclut Levent Acar, « on découvre de nouvelles alternatives et, par le vote, on crée un label citoyen, gage de qualité et d’éthique ».

Un modèle économique inédit

L’association est fondée sur l’économie du don uniquement ! Après une campagne de crowdfunding lancée sur les réseaux sociaux qui a réuni plus de 500 contributeurs, I-Boycott, actuellement gérée par une vingtaine de bénévoles, table sur le mécénat. Reconnu d’intérêt général, I-Boycott envisage de s’adresser aux entreprises présentées comme des alternatives lors des campagnes de boycott qui sortent gagnantes de l’expression citoyenne.

Et Locaux Motiv’ dans tout ça ?

Levent Acar donne pour première réponse : « C’est un tiers-lieu qui n’est pas arrosé par les fondations de grandes entreprises. » Ingénieur informatique de profession, Levent Acar, après une rupture conventionnelle, fonde avec son frère, l’association I-Boycott. Les deux frères se donnent un an pour pérenniser économiquement leur initiative. Autant, Levent doit encore décider si « la méthodologie du coworking est adaptée à sa situation », autant il se réjouit des rencontres qu’il fait à Locaux Motiv’ depuis qu’il est arrivé début octobre. « Les rencontres sont riches et inattendues, et comme il y a beaucoup d’associations, c’est une vraie immersion dans l’économie sociale et solidaire », conclut Levent Acar.

Pour en savoir plus sur ce projet, retrouvez Levent Acar lors du JeudiWe du 1er décembre prochain, à Locaux Motiv’ ou sur le site I-boycott.org, notamment grâce à la BD I-Boycott !